Dans un monde où la modernité tend à effacer les racines culturelles, Princesse Gimbi Ouattara s’impose comme une figure incontournable de la préservation du patrimoine burkinabè. Héritière d’une lignée royale et défenseuse infatigable des traditions, elle œuvre pour la transmission et la valorisation de l’identité culturelle du Burkina Faso.
Née vers 1836 à Bobo-Dioulasso dans une famille princière, Princesse Gimbi Ouattara grandit dans un univers où l’histoire et les coutumes rythment le quotidien. Très tôt, elle se passionne pour les récits ancestraux, les rituels et l’importance du rôle des chefs traditionnels dans la cohésion sociale.
Consciente du danger que représente l’oubli des valeurs traditionnelles face à la mondialisation, elle décide de se consacrer à la promotion du patrimoine immatériel burkinabè.
À travers ses actions, Princesse Gimbi Ouattara redonne à la tradition ses lettres de noblesse. Conférencière, médiatrice culturelle et actrice du développement communautaire, elle met son savoir au service de la jeunesse et des générations futures.
S’il faut l’illustrer, il faut dire qu’elle incarne la transmission des savoirs ancestraux à travers des conférences et des ateliers éducatifs, la promotion du rôle des femmes dans la chefferie traditionnelle et la préservation des rites et coutumes en organisant des événements culturels qui rassemblent aussi bien les anciens que les jeunes.
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Son engagement et son dévouement à la culture burkinabè lui valent de multiples distinctions et reconnaissances. Figure emblématique du patrimoine national, elle est souvent sollicitée pour représenter le Burkina Faso lors de manifestations internationales consacrées aux traditions africaines.
Décédée en 1919, Princesse Gimbi Ouattara nous rappelle par son combat que l’identité d’un peuple repose sur la mémoire de son passé.
Pendant longtemps, elle a été la gardienne du temple culturel, veillant à ce que les traditions continuent de briller dans le cœur des Burkinabè et bien au-delà. Aujourd’hui, la rue des étoiles se charge de faire perdure sa mémoire en lui consacrant une stèle.
Fabrice Sandwidi