Sous les projecteurs du cinéma burkinabè, une étoile brille de mille feux. Sur la rue des étoiles, où les destins s’écrivent en images et en émotions, Leïla Aïssata Tall incarne l’excellence et la passion du septième art. Depuis son plus jeune âge, elle arpente les scènes et les plateaux de tournage, inscrivant ainsi son nom dans l’histoire du cinéma burkinabè.
Née en 1958 à Bonnessin, Leïla Aïssata Tall s’impose dès l’enfance comme une figure incontournable des plateaux. Initiée au théâtre, elle perfectionne son jeu au sein de plusieurs troupes avant de se tourner vers le cinéma. Au fil des années, elle cumule les rôles et s’affirme comme l’une des actrices les plus prolifiques du Burkina Faso.
Avec plus de 15 films à son actif, Leïla Aïssata Tall a prêté son talent à des productions emblématiques. Du drame familial « La Fille de sa mère » (2015) de Serge Armel Sawadogo et Carine Bado, à l’intense « SIRA » (2023) d’Apolline Traoré, en passant par « Le Destin brisé » (2017) de Koffi Assogba, elle se distingue par une présence scénique marquante.
Son aisance dans les rôles à forte charge émotionnelle lui vaut d’être sollicitée aussi bien dans des longs métrages que dans les courts.
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Le petit écran n’est pas en reste. Leïla Aïssata Tall s’illustre dans des séries qui marquent le public, à l’instar de Trois femmes, un village (2010) d’Aminata Diallo Glez, ou encore Célibatorium (2010) d’Adama Rouamba. Son talent transparaît aussi dans des courts-métrages comme Gozel ou le Mil promis (2003) de Sékou Traoré et Le Parfait Coupable (2012) d’Ibris Nziengui.
Femme de caractère, dévouée à son art, Leïla Aïssata Tall est bien plus qu’une actrice. Elle est une figure de référence dans l’univers du cinéma africain.
Son engagement dans le théâtre et l’audiovisuel contribue à façonner la future génération d’artistes burkinabés. Sur la rue des étoiles du cinéma africain, son nom reste gravé en lettres lumineuses.
Fabrice Sandwidi