Le film « Ça suffit » d’Alima Ouédraogo, en compétition officielle dans la catégorie « Burkina films » au Fespaco, a été projeté ce mardi 25 février 2025. Porté par un engagement profond, ce film se présente comme un cri du cœur visant à combattre le viol et les violences conjugales.
Dans de nombreuses sociétés africaines, le viol conjugal demeure un sujet sensible et tabou. À travers son film « Ça suffit », la réalisatrice Alima Ouédraogo s’efforce de briser ce silence en donnant la parole aux victimes, invitant ainsi à une réflexion profonde sur cette problématique. Le cinéma demeure le moyen le plus puissant pour faire passer un message », explique-t-elle.
Émilie Dioma, l’actrice principale du film, souligne l’importance de cette thématique. « Il est temps que la société africaine comprenne que lorsqu’une femme dit non, c’est non. Certes, il existe le devoir conjugal, mais il y a des moments où une femme peut être fatiguée et ne pas avoir envie. Elle ne doit en aucun cas être contrainte. Il faut que cela cesse », déclare-t-elle. Elle incite les femmes à briser le silence et à dénoncer ces violences. Toutefois, elle regrette qu’une femme mariée qui porte plainte pour viol ne soit pas toujours prise au sérieux et qu’elle soit parfois ridiculisée ou blâmée.
Ce film marque le deuxième long métrage d’Alima Ouédraogo et constitue son premier à concourir au Fespaco dans la catégorie « Films burkinabè » .
Bénédic