Selon un classement publié hier mardi 10 octobre par l’ONG ONE, le Burkina Faso est le 8éme pays où les filles ont le moins accès à l’éducation dans le monde.

Il ressort que seulement de ce rapport que 33,03% seulement ont accès à l’éducation. Parmi ces filles, elles sont 1% de filles ont terminé leurs études secondaires.

Sur les dix pays du monde où les filles ont le moins accès à l’éducation neuf sont en Afrique.  La Palm d’or revient au Soudan du Sud où une fille sur quatre seulement va à l’école primaire et seuls 15,93% des filles ont accès à l’éducation. Il est suivi de la République centrafricaine (17,75%), du Niger (21,50%), de l’Afghanistan (23,51%), du Tchad (27,16%), du Mali (29,28%) et de la Guinée qui occupe la 7ème place avec 30,35%. Le  Liberia  et l’Éthiopie qui ont un meilleur classement que le Burkina Faso ont respectivement 36,20% et  36,79%.

L’éducation des filles un levier inestimable pour lutter contre l’extrême pauvreté

« Cet index montre que pour améliorer réellement l’accès de toutes les filles à l’école et à l’instruction, une attention particulière doit être accordée aux pays les plus pauvres et aux pays en conflit – en particulier en Afrique », a estimé l’ONG cofondée par le leader du groupe U2 Bono pour lutter contre la pauvreté, dans un communiqué diffusé à l’occasion de la « journée internationale de la fille ».

La journée internationale de la jeune fille est l’occasion de rappeler que l’éducation des filles est un levier inestimable pour lutter contre l’extrême pauvreté.
Selon les estimations, la réduction des inégalités dans le monde entre les filles et les garçons en matière d’accès à l’éducation pourrait rapporter entre 112 et 152 milliards de dollars chaque année aux pays en développement.

Toutefois, l’accès des filles à l’éducation et la poursuite de leur scolarité se heurtent à de nombreux obstacles sociaux, culturels et économiques. Dans les dix pays du classement, plus de la moitié des filles se marient avant leur 18ème anniversaire, et en moyenne, une fille sur quatre est obligée de travailler, souligne notamment ONE. « Pour se rendre à l’école, parfois sans sanitaires ou manuels scolaires adaptés, elles doivent généralement parcourir de longues distances, souvent dans des conditions dangereuses », poursuit-elle. « Autant de raisons qui expliquent pourquoi, en 2017, près d’un demi-milliard de femmes dans le monde ne savent toujours pas lire ».