En vue de mieux informer les populations sur la biotechnologie moderne (OGM) et de lever le voile des préjugés autour de cette technologie, l’(ANB) a rencontré le 11 septembre dernier à Ouagadougou plusieurs acteurs de la société civile pour échanger sur la question.

 

« Tout ce qui est dit sur les OGM n’est pas nécessairement ce qui est ». A affirmé la directrice générale de l’ANB, Pr Chantal Zoungrana lors d’une rencontre d’échange sur les OGM tenue le 11 septembre dernier à Ouagadougou.

Des échanges qui, par moment se sont avérés très houleux. Certains participants ne voulant pas entendre parler des OGM à l’image des pays comme l’Angola, la Zambie qui s’opposent à cette technologie.

« Les échanges houleux ne nous dérangent pas. C’est normal. Quand il y a des échanges agités de la sorte, cela veut dire qu’il y a un intérêt du public », confie Pr Zoungrana. De ce fait, elle a invité les hostiles aux OGM de s’intéresser autrement à la question en ne se focalisant pas sur les préjugés mais en faisant des recherches par rapport à la technologie sur des sites scientifiques qui publient des choses vérifiables.

 

Elle a par ailleurs rappelé que les OGM sont déjà utilisés au Burkina Faso à l’image du coton bt. Si cette variété améliorée est si importante pourquoi le coton bt n’est-t-il plus cultivé au Burkina a demandé ironiquement un anti- OGM aux responsables de l’ANB ?

A cette question la directrice générale de l’ABN a été on ne peut plus clair. « La SOFITEX nous a dit qu’elle est prête à cultiver le coton bt si cette question de longueur de fibre de 1,6mm en moins ayant occasionné des pertes énormes d’argent était résolution », s’est-elle justifiée.

 

Selon la directrice générale de l’ANB, Pr Chantal Zoungrana,la série de rencontres que sa structure organise avec la société civile a une double ambition. D’abord, il s’agit d’informer les burkinabè sur la biotechnologie et spécifiquement celle moderne notamment les OGM. Ensuite, amender le projet de texte qui porte sur l’information et la participation du public à la prise de décision en matière d’OGM.

« Qui parle de participation à une prise de décision sous entend que le sujet est connu par celui qui doit participer, c’est la raison pour laquelle avant d’aller à l’examen du texte nous avons tenu à rappeler ce qu’est la biotechnologie de façon générale et la biotechnologie moderne et comment on les produit », a expliqué Pr Zoungrana.

Et la patronne de l’ABN de faire savoir que les OGM sont des produits très règlementés : « Aujourd’hui on le dit à travers le monde, les OGM sont les produits qui sont les plus règlementés ».

Aux termes des échanges les participants ont adopté à l’unanimité le projet de texte portant sur l’information et la participation du public à la prise de décision en matière d’OGM qui sera soumis au conseil de ministre pour validation.

                                                                                                                      Issa KARAMBIRI