La rentrée scolaire s’annonce à grands pas et la sécurité des élèves inquiète à nouveau. Avec ces camions poids lourds en circulation, c’est une situation fiévreuse quand on sait que la plupart de ces scolaires, doivent reprendre l’école à vélo ou à moto dans moins d’un mois.

Ils sont transporteurs de boissons, de sable, de terre, de marchandises, d’ordures, de bois de chauffe, de bouteilles de gaz, de liquides inflammables, ces véhicules poids lourds font plus que peur à l’orée de cette rentrée scolaire. Situation oblige pour les parents de laisser leurs enfants aller à vélo ou à moto au regard de la distance entre l’école et la maison. Ils sont alors contraints de circuler aux mêmes heures que ces ‘’gouffres’’ qui eux en principe ne doivent pas se déplacer à ces moments.

Ces poids lourds encombrent la circulation. D’une manière générale, les routes sont étroites et il est difficile de se frayer un passage en présence de ces camions. Un élève qui quitte par exemple Pissy pour venir au lycée Newton de Dassasgo doit lutter contre vents et marée pour arriver à l’heure non seulement à cause de la distance mais surtout à cause de l’encombrement de ces camions.

Aussi, ces gabarits causent de graves accidents et endeuillent des familles. Rien que le 04 août dernier, un camion a tué quatre personnes sur le boulevard Tansoba dont la cause serait lié à un freinage défectueux et au  mauvais état des roues.
Quand on sait que lorsque les enfants vont à l’école, la circulation est encore plus dense, ces camions pendant ces heures de pointes constituent une vraie menace pour leur sécurité. Il est donc temps que le décret n°2003- 418/PRES/PM/MITH/SECU/DEF/MATD du 12 août 2003, portant définition et répression des contraventions en matière de circulation routière, soit apliqué dans toute sa rigueur.

 

Clément Ouongo, le commandant de la police municipale de Ouagadougou, signifiait le 23 juin 2006 dans le quotidien Le Pays : « Grosso modo, sur des axes bien précis, les véhicules poids lourds ne peuvent circuler en ville que de 8h à 11h et de 20h à 5h du matin. Ceux mi-lourds, c’est-à-dire dont le poids total est inférieur ou égal à 10 tonnes, peuvent déambuler en ville de 8h à 11h30, de 13h à 14h30, de 15h à 17h et de 18h30 à 5h du matin ».
Malgré cela, on constate amèrement que ces dispositions prises ne sont guère respectées et les poids lourds continuent de causer du tort aux citoyens.

Avec la reprise de l’école il y a lieu de se pencher sérieusement sur le cas de ces véhicules en vue de garantir la sécurité de nos élèves et de mettre fin aux accidents mortels.

Assétou Maiga