Au soir de l’attaque terroriste du 13 Août 2017, une grande dame, Mariétou Napon/Sangaré, a perdu la vie. Fauchée par les balles assassines des terroristes, Mariétou la dynamique, la compétente, la combattante, la compatissante directrice des Ressources Humaines du CNRST s’en est allée, plongeant le monde de la recherche burkinabè dans un désarroi total.

Au Centre national de Recherche scientifique et technologique (CNRST) où nous avons fait un tour mercredi dans la matinée, la douleur profonde laissée par cette disparition brutale est perceptible.

Drapeau en berne, bandeau noir, une lourde atmosphère de deuil pèse sur ce parc botanique. Ce beau paysage que les pieds de Mariétou ne fouleront plus jamais. Toujours en état de choc, nombreux sont ses collègues qui ont déserté les bureaux.   Anéanti, Dr Oumar Sanogo, Délégué Général adjoint chargé de la Recherche et de la coopération, ne peut s’empêcher de laisser échapper une larme. Il ne verra plus son alliée, parti trop tôt sans prévenir, elle qui avait tant de projets pour le CNRST.

A l’initiative de cette brave dame, se déroulait une série de formations à l’endroit d’un groupe d’agents du CNRST à koudougou (secrétaires, chefs matériels, informaticiens, agents de liaison , secrétaires, standardistes comptables, chauffeurs manœuvre, gardien.), en vue d’un renforcement des compétences.

Débutées le 19 juillet, ces formations devaient d’ailleurs prendre ce 18 août 2017.

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Mariétou Napon, le CNRT la regrettera toujours

Elle fait également partie des personnes à l’origine des textes ayant permis de prendre en charge les emplois spécifiques du personnel contractuel du CNRST en 2014.  Sa disparition crée un vide énorme et le centre la regrettera pendant longtemps, a précisé Dr Oumar Sanogo.

Conseillère en Gestion des Ressources humaines, elle a occupé auparavant le poste de Chef de service du développement des ressources humaines avant de devenir directrice en avril 2012. Cette attaque ignoble et inhumaine dans laquelle a péri Mariétou, âgée de 47 ans endeuille toute la nation burkinabé. Mariétou laisse derrière elle deux enfants et époux inconsolables.   « Nos prières l’accompagnent et nous souhaitons que son mari trouve refuge dans la foi », a conclu Dr Sanogo.

                                                                                                  Assétou Maiga

                                                                                                  Madeleine Kienou