Il y a 28 ans que disparaissant le président Thomas Sankara. Il est dans l’histoire, l’un des rares présidents africains  à avoir  pris  publiquement, fait et cause pour les femmes. In memoriam, Queen Mafa a selectionné  quelques points saillants de son discours du 8 mars 1987 pour rendre hommage à cet illustre féministe:

Il y a 28 ans que disparaissant le président Thomas Sankara. Il est dans l’histoire, l’un des rares présidents africains  à avoir  pris  publiquement, fait et cause pour les femmes. In memoriam, Queen Mafa a selectionné  quelques points saillants de son discours du 8 mars 1987 pour rendre hommage à cet illustre féministe:

« Sans doute, dans l’exploitation, la femme et l’ouvrier sont-ils tenus au silence. Mais dans le système mis en place, la femme de l’ouvrier doit un autre silence à son ouvrier de mari ».

 » Femme-bijou, femme-alibi politique au gouvernement, femme-sirène clientéliste aux élections, femme-robot à la cuisine, femme frustrée par la résignation et les inhibitions imposées malgré son ouverture d’esprit ! Quelle que soit sa place dans le spectre de la douleur, quelle que soit sa façon urbaine ou rurale de souffrir, elle souffre toujours ».

 » Aujourd’hui encore, et pour beaucoup de nos femmes, s’inscrire sous le couvert d’un homme demeure le quitus le plus sûr contre le qu’en-dira-t-on oppressant. Elles se marient sans amour et sans joie de vivre, au seul profit d’un goujat, d’un falot démarqué de la vie et des luttes du peuple. Bien souvent, des femmes exigent une indépendance sourcilleuse, réclamant en même temps d’être protégées, pire, d’être sous le protectorat colonial d’un mâle. Elles ne croient pas pouvoir vivre autrement « .

« L’émancipation de la femme passe par son instruction et l’obtention d’un pouvoir économique. Le travail au même titre que l’homme, les mêmes droits et devoirs sont des armes contre l’excision et la polygamie, armes que la femme n’hésitera pas à utiliser pour se libérer elle-même et non par quelqu’un d’autre ».