Dans le cadre du projet « Valorisation de variété de maïs à hauts rendements dans l’espace UEMOA,  L’Institut de Recherche en Science Appliquées et Techniques (IRSAT) a organisé une série de formation au profit des restauratrices. Du 19 au 21 avril 2016 , c’était le tour des femmes de Tenkodogo et environnants.

Dans le cadre du projet « Valorisation de variété de maïs à hauts rendements dans l’espace UEMOA,  L’Institut de Recherche en Science Appliquées et Techniques (IRSAT) a organisé une série de formation au profit des restauratrices. Du 19 au 21 avril 2016 , c’était le tour des femmes de Tenkodogo et environnants.

On ne finit jamais d’apprendre dit-on. C’est ce que des restauratrices qui se croyaient expertes en cuisine ont compris lors d’une formation organisée à leur intention par l’Institut de Recherche en Science Appliquées et Techniques (IRSAT) du 19 au 21 avril 2016 à Tenkodogo.

Ces restauratrices ont été informées  sur les bonnes pratiques en matière  d’hygiène et de   et de transformation dans   ainsi que les méthodes de cuissons et leur impact sur la qualité des aliments.

Mamounata Congo , technicienne à L’IRSAT  a souligné combien les règles d’hygiène sont primordiales pour avoir une cuisine saine et donc une bonne santé. Pour sa part,  Madame Konkobo Charlotte  a insisté sur l’importance de garder le maximum de protéines du maïs lors de sa transformation. C’est pourquoi il est conseillé de toujours utiliser le maïs en entier (ne pas enlever le son)  afin de préserver toute sa valeur nutritionnelle.

Après donc cette phase théorique, place été donnée à la pratique avec des séances de démonstration de cuissons  de mets à base de maïs.Les mets choisis sont originaires d’autres pays ou régions, ceci  dans l’optique de favoriser la diversification.Ainsi, le Dankounou (originaire du Ghana) et le « Froufrou » (beignets à base de maïs) ont été réalisées.

La préparation du « Froufrou », le moment le plus attendu

Konaté Emata, c’est le nom de celle qui fera une démonstration de la technique de préparation du Froufrou, une sorte de galette à base de maïs. Elle est vendeuse  de ces succulents beignets au marché de  Safané depuis plus de 10ans.

Foulard noué stratégiquement avec un tissu traditionnel, la jeune dame, spécialiste du « Froufrou » est entourée d’une vingtaine de restauratrices qui ne tarit pas de question sur la recette. Elle explique les différentes étapes pour la préparation du « Froufrou ».

Il faut dans un premier temps bien laver le maïs  entier et  le tremper dans l’eau chaude. On le retire de cette eau le lendemain pour le faire moudre  puis on tamise la farine. Les résidus qui restent  sur le tamis sont dilués  dans de l’eau puis tamiser à nouveau. Le jus obtenu sera posé au feu pour faire la bouillie. Une fois la bouillie cuite, on la refroidit puis on y ajoute la farine tamisée, puis le sucre, la levure, un peu de sel et on laisse la pate se reposer pendant une trentaine de minute et  on forme de petites boules que l’on va  frire  dans de l’huile chaude.

Charlotte Konkobo, une formatrice de l’IRSAT, fière du travail accompli

« Que c’est succulent ces beignets  » s’exclame Mme  Traoré /Bila Fatou, restauratrice à Tenkodogo avant de poursuivre «  je suis très contente  de cette initiative car nous avons beaucoup appris. Par exemple, moi, personnellement, je pensai avoir une bonne hygiène dans mon restaurant, mais après cette formation je reconnais qu’il  y’a des améliorations à faire ».

Par ailleurs, elle a souligné que son  habitude  était de laver certaines viandes comme celle du poulet avec du savon. « Désormais, je laverais ma viande avec de l’eau simple et je passerai le message à mes proches »,   a-t-elle  déclaré.

Du coté de Madame  Aicha Sorgho, la formation a également été bénéfique. « J’ai suivi avec beaucoup d’attention la nouvelle recette de beignets à base de maïs, je la trouve assez bonne, il faut organiser  ce genre d’opportunité pour découvrir des savoirs faire d’ailleurs », s’est-elle  réjoui.

Cette formation organisée par l’IRSAT, s’inscrit dans le cadre  des activités du  projet « valorisation de variétés de maïs à hauts rendements dans l’espace UEMOA », piloté par l’Agence nationale de la Valorisation des Résultats de la Recherche et des Innovations (ANVAR). Financé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ce projet vise à promouvoir la filière maïs dans l’espace de UEMOA,  à travers l’augmentation de la productivité et de la transformation en produits alimentaires.

Lala Kaboré  /Dera