Des chercheurs français viennent de mettre au jour le processus moléculaire de l’ »effet cocktail » lié à l’exposition aux perturbateurs endocriniens.Une enquête menée  par l’association générations futures,    parue en mars dernier, révélait que « la contamination des femmes en âge d’avoir des enfants est généralisée ».

Des chercheurs français viennent de mettre au jour le processus moléculaire de l’ »effet cocktail » lié à l’exposition aux perturbateurs endocriniens.Une enquête menée  par l’association générations futures,    parue en mars dernier, révélait que « la contamination des femmes en âge d’avoir des enfants est généralisée ».

Ils sont partout autour de nous. Dans notre alimentation, à cause de l’usage des pesticides, dans les cosmétiques ou encore dans certains médicaments, comme la pilule contraceptive. Des substances polluantes provenant de l’activité humaine qui, lorsqu’elles sont mélangées, peuvent avoir de graves conséquences sur la santé. C’est justement le mécanisme de cet « effet cocktail » qui a été élucidé ne équipe de chercheurs français, dont les résultats seront publiés prochainement dans la revue Nature Communications.

Si la plupart du temps ces substances sont inoffensives lorsqu’elles sont absorbées de manière isolée, l’association de ces perturbateurs endocriniens a pour effet d’augmenter leur toxicité. Les conséquences ? Des altérations physiologiques ou métaboliques conduisant à des cancers, de l’obésité ou du diabète.

Œstrogènes et pesticides, un cocktail à haut risque

Mais ce mécanisme restait incompris jusqu’à maintenant. Des chercheurs de l’Inserm et du CNRS à Montpellier sont parvenus à décrypter au cours d’une expérience « in vitro », c’est-à-dire en dehors d’un organisme vivant, le processus moléculaire qui pourrait contribuer à l’effet.