Un salon international de la Coopération pour le Développement est né

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Né de la volonté des journalistes et communicateurs  pour une meilleure visibilité des actions de coopération au Burkina Faso, la 1ère édition du Salon de la Coopération pour le Développement (SICOD) s’est tenue ce 6 décembre.  Dans ce contexte de menaces sécuritaires, l’idée de ce salon est de démontrer que la communication est un vecteur clé pour bâtir une coopération exemplaire.

C’est la toute première fois que le Burkina Faso abrite un salon international de la Coopération pour le Développement. Cette initiative des journalistes africains pour la coopération et le développement (SICOD) se veut de contribuer à travers la communication, à rendre visible la bonne gouvernance et la gestion participative des actions de coopération, en mettant en relief les relations entre le Burkina et ses partenaires au développement.

Déroulé autour du thème : « quelles stratégies de communication pour une meilleure visibilité des actions de la coopération au Burkina Faso dans un contexte de menaces sécuritaires », une manière pour les hommes de média de démontrer à souhait que la communication a une grande force pour lever les obstacles liés au développement et changer les mentalités.

C’est d’ailleurs la substance du message du Pr, Serge Théophile Balima, pour qui, il y a nécessité de miser dans la communication pour faciliter l’adhésion des populations dans les projets de développement. «  Les risques sont une réalité mais la question sécuritaire ne devrait pas être un frein au développement et à l’engagement », a-t-il signifié.

Et la Coordonnatrice du système des Nations-Unies, Metsi Makhetha de faire savoir qu’une partie des actions menées par les partenaires au développement ne sont pas très bien connues des populations.

« Vous vous trouvez vous-même dans le théâtre de responsabilité, surtout dans un contexte sécuritaire difficile. Il est très important que nous donnions des informations qui montrent qu’il y a des efforts qui sont déployés.  Nous nous sommes engagés à accompagner le Burkina Faso dans son développement de la manière la plus inclusive et la plus durable », a-t-elle indiqué.

Pour le ministre Simon Compaoré, cette volonté des journalistes de  cheminer et d’aller dans le sens de l’histoire au regard de ce contexte sécuritaire difficile est appréciable à plus d’un titre.

Une présence remarquée des partenaires au développement

Selon le ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelle Smaïla Ouédraogo, ce salon international est une occasion offerte à tous les acteurs du développement pour réfléchir sur leurs apports et de dégager des stratégies de communication efficaces pour asseoir un développement durable face au terrorisme.

 Et de rappeler le Burkina Faso compte plusieurs jumelages-coopérations dont l’apport financier couvre environ 15% des besoins de financements des projets de développement communautaire du pays.

« Nous sommes un groupe d’une cinquantaine d’ONGs qui formons une amicale des Burkinamis, les amis du Burkina. On ne ressent pas autant que vous cette insécurité, mais ce qui est important pour nous, c’est que les gens sachent ce que nous posons comme actions sur le terrain avec la population en matière de développement », s’est exprimé l’initiateur de cette amicale, Christian Berset.

C’est aussi une opportunité pour les Suisses Marie Laure Studer et Josiane Michoud, des Associations Paspanga et Bilaadga de voir ce qui se passe au « pays des hommes intègres » et de participer aux conférences-débats pour présenter leurs réalisations faites au Burkina Faso en matière de santé et d’assainissement.

Durant donc cinq jours, la problématique de la coopération et du développement sera au cœur des échanges avec l’ambition ferme de promouvoir la coopération et la bonne gouvernance au Burkina Faso.

                                                                                                              Assétou Maïga

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