Pendant plus de 90 minutes d’horloge, le premier ministre Paul Kaba Thiéba a échangé avec les journalistes sur des sujets d’intérêt national ce lundi 19 juin 2017. Entre autres sujet abordés, le programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAE/JF).

 

 

Face à la presse, le chef du gouvernement a annoncé l’effectivité du programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAE/JF).

En rappel c’est le 14 avril 2017, devant la représentation nationale, que le premier ministre annonçait la création d’un programme de financement des activités des jeunes et des femmes sur trois ans d’un coût. Aujourd’hui, 19 juin 2017, Paul Kaba confie avec grande joie que ce programme est une réalité. Pour lui, la création de cet instrument de financement des initiatives s’inscrit en droite ligne du programme présidentiel.

Ainsi, il a indiqué que les ressources sont déjà disponibles à des conditions d’accès voulues et très souples. Et de poursuivre que l’objectif dudit programme est de contribuer à la réduction du chômage et du sous-emploi au niveau des jeunes et des femmes.

 

     90 000 emplois directs attendus

En véritable créateur d’emplois, le PAE/JF, selon les dires du chef du gouvernement va créer autant d’emplois directs qu’indirects. A cet effet, il a fait savoir qu’il est attendu la création et la consolidation de 90.000 emplois directs et plus de 100.000 emplois indirects.

« Les ressources seront reparties entre les guichets des fonds déjà existants au ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelle et celui en charge de la Promotion de la femme », a-t-il indiqué.

Les jeunes du secteur informel, les femmes promotrices de TPE et de micro entreprises, les jeunes formés aux métiers, les groupements/associations professionnelles des femmes, les associations professionnelles de jeunes et les jeunes titulaires de diplômes post Baccalauréat sont les potentiels bénéficiaires de ce programme.

      Les grèves freinent la croissance

Au cours de ce face à face avec les hommes de média, le premier ministre s’est prononcé sur les grèves à répétition que connaît le pays depuis le mois de janvier 2016. Pour lui, le coût financier de ces revendications est très considérable sur l’économie nationale.

« La recrudescence de ces revendications, de ces grèves et des sit-in risque de porter des dommages irréparables à l’économie nationale et remettre en cause les espoirs suscités par le PNDES et la croissance retrouvée », a regretté le premier ministre.

Cependant, en satisfaisant d’une manière ou d’une autre à toutes ces revendications, Paul Kaba a indiqué qu’il ne s’agit pas d’une faiblesse mais d’un choix réfléchi et assumé en faveur du dialogue. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi que malgré le coût économique lourd de ces frondes sociales, le gouvernement continue d’œuvrer à la mise en œuvre du PNDES.

                                           

  Le PNDES n’est point un leurre

A ceux qui doutent de l’effectivité du PNDES, Paul Kaba leur répond que ce n’est pas un leurre. Ainsi, il a affirmé qu’en 2016, l’économie burkinabè a renoué avec la croissance en réalisant une performance de 5,9% contre 4% en 2015. « Cette performance a été réalisée à la faveur d’un taux d’exécution financière de plus de 61,1% et d’exécution physique de 54,5% des objectifs du PNDES », a-t-il rappelé.

Six mois après la conférence de Paris sur le PNDES, le chef du gouvernement se dit satisfait quant aux acquis déjà engrangés. A cet titre, il a cité les réalisations en cours pour l’année 2017 à différents niveaux à savoir dans le domaine de l’énergie, la centrale solaire de Zagtouli qui connaîtra son achèvement, de même que les travaux d’électrification des localités de la vague 3 du programme spécial d’électrification de 105 chefs-lieux de communes rurales.

Aussi a-t-il fait cas de la mise en service de la centrale solaire photovoltaïque communautaire de Ziga, raccordée au réseau de la SONABEL et de l’interconnexion entre Bolgatanga au Ghana et Ouagadougou.

En plus de tous ces acquis, le premier ministre a fait cas des réalisations dans le domaine de la santé, de l’éducation et de l’eau…

Avant de mettre un terme à cet échange avec les journalistes, le premier ministre a appelé tous les burkinabè pour l’avènement d’un Burkina prospère qui passe nécessairement par le dialogue permanent avec les acteurs sociaux.

« C’est d’abord à nous burkinabè de mobiliser toutes nos ressources pour combattre contre la faim, la soif, l’ignorance et l’analphabétisme. Ce sont notre résilience et notre abnégation au travail qui changeront notre pays… », a-t-il conclu.

                                                                                               Issa KARAMBIRI

                                                                                             

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