Dans le Kénédougou, le phénomène des grossesses précoces fait de nombreuses victimes sur son passage avec pour conséquences de nombreux abandons scolaires et des décès maternels. Du coup, certaines filles pour éviter le mal préfèrent se protéger en utilisant les méthodes contraceptives.

Selon le médecin chef du district sanitaire de Orodara, Omar N’Do, elles sont nombreuses ces jeunes filles qui fréquentent les services de santé dans le but de bénéficier des produits de la contraception. Le plus remarquable, se souvient Dr N’Do fut la situation d’une fillette de 9 ans venue pour avoir les pilules contraceptives.

« Les seins à peine développés. Elle n’a pas encore vu ses premières règles mais elle est venue dans nos services sanitaires pour bénéficier des méthodes contraceptives », explique le docteur. Cette situation montre que dans la région du Kénédougou à en croire le premier responsable du district, les jeunes filles sont sexuellement actives.

 D’autres situations et non des moindres sont constatées chaque jour dans la province du Kénédougou confie le médecin-chef notamment les jeunes filles, la plupart âgée de 12 à 15 ans.  Un autre cas que le docteur a expliqué fut celui de la fille de 12 ans qui a accouché sans voir vu ses premières règles. « Nous l’avons suivi après l’accouchement jusqu’au 45 ème jour. Et après cela, nous n’avons plu de ses nouvelles. Néanmoins, elle a pu accoucher sans grande difficulté », affirme Omar N’DO.

                                                                                                                      Issa KARAMBIRI