Dans la région des hauts bassins, les questions liées aux femmes notamment la planification familiale, l’autonomisation des femmes, la scolarisation des jeunes filles sont entre autres un combat que mènent au quotidien les autorités coutumières et religieuses.

Le chef de canton de la ville de Sya

La Fédération des églises et missions évangéliques (FEME), la communauté musulmane et les chefs coutumiers, tous sont à pied d’œuvre dans cette partie du Burkina Faso, d’une manière ou d’une autre pour donner à la femme toute son autonomie.

A la délégation de la campagne nationale de communication pour le changement social et de comportement en faveur des femmes et de la jeune fille, ces autorités religieuses et coutumières ont expliqué comment ils interviennent auprès des populations pour une meilleure prise en compte des questions liées aux femmes

« Nous nous investissons beaucoup dans l’éducation des enfants avec une note particulière sur celle de la jeune fille. Quand on se réfère à la bible, les grands leaders ont pour la plupart ont été formés par leur mère. En passant par Moïse, Timothée, Jésus Christ tous ont été fortement soutenus par leur mère et bien d’autres femmes », laisse entendre le pasteur Siaka Traoré.

Pour l’église évangélique, la femme a toujours joué un rôle prépondérant dans la société. C’est pourquoi, confient les pasteurs Daniel Bouda et Samuel Yaldia qu’ils doivent œuvrer pour leur épanouissement et leur développement.

 

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La communauté musulmane s’inscrit dans cette même dynamique. A en croire ses représentants, elle milite pour l’éducation des jeunes enfants particulièrement  celle des filles. « Quant à l’espacement des naissances, nous sensibilisons les femmes sur cette question au cours de nos prêches et lors des sermons du vendredi », confie le porte-parole de la communauté musulmane.

Le chef de canton de la ville de Sya, lui aussi dit s’investir dans la promotion de la planification familiale. Pour lui, l’accroissement de la population devient inquiétant, ainsi il sensibilise les populations à penser à l’utilisation des méthodes contraceptives.

Il chef s’inscrit contre toute forme de mariage précoce. A l’entendre, cette forme de mariage n’est plus à l’ordre du jour. Il faut donc, poursuit-il, inscrire les filles à l’école. De ce fait, à travers des techniques de sensibilisation comme le porte-à-porte, les populations sont informées des effets pervers du mariage précoce et forcé.

 

Issa KARAMBIRI