Le lancement du programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAE/JF), comme l’a annoncé le premier ministre, Paul Kaba Thiéba est effectif depuis le 26 juin et ce jusqu’au 5 juillet prochain. Au musée national où nous avons fait un tour, des femmes s’activent dans l’espoir de voir réaliser leurs projets.

« Un montant global de 16,5 milliards de Francs CFA pour financer 30 mille micro-projets des jeunes et des femmes afin de générer 90 mille emplois et 100 mille emplois indirects » tel est l’objectif du gouvernement Thiéba en lançant ce programme.

 

Au musée national trois guichets y sont dressés pour recevoir les dossiers à savoir : le Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) qui concerne les femmes démunies et les handicapées, le fonds d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE) pour les jeunes titulaires de diplôme post baccalauréat et le Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) qui cible les jeunes âgés de 18 à 35 ans.

 

Les seuils de financement vont d’un montant d’un million à un million 500 mille francs CFA pour les jeunes titulaires d’un diplôme post baccalauréat et de 100 mille à un million de FCFA pour les femmes, les jeunes du secteur informel, les associations traitant de la création d’emplois pour les jeunes et les femmes et les jeunes formés aux métiers.

Alignées en file en indienne, les femmes attendent impatiemment sous un soleil d’aplomb, chacune son tour afin de déposer dossier. Un dépôt de dossier qui est synonyme d’espoir. Cependant, certaines se plaignent de la rupture des fiches d’inscription. Toute chose qui ralentit le déroulement rapide des activités.

 

Des femmes nous parlent de leurs projets

 

Zoenabou Tiendrebogo 

« Le fond va m’ aider à promouvoir mes activités »

 

Une commerçante rencontrée au guichet FAARF. « Je vends des plats en plastique dans les différents marchés. Si je gagne un million, je pourrai plus promouvoir mon commerce par l’achat d’un taxi moto pour transporter mes marchandises. Je souhaite seulement que ce programme soit une réalité. Les femmes souffrent déjà avec les tâches ménagères et cette aide pourrait les aider à mieux s’occuper de leurs enfants ».

 

Kadi Nana , ménagère

« J’ai appris que le gouvernement octroi de l’aide aux femmes et je suis venue pour prendre une fiche. Je veux vendre des condiments comme le gombo sec, du bissap, de l’arachide. Je veux faire venir les condiments de Bobo Dioulasso et la somme de cinq cent mille francs CFA peut faire mon affaire pour démarrer. Je pense que c’est une bonne chose ».

 

Balguissa Sanga 

« Je crois au projet parce que le président a l’argent pour tout le monde »

Diplômée sans emplois. « Je suis venue pour postuler au guichet FAARF. Mais sur ma pièce, c’est écrit étudiante et on ne pas m’a acceptée. Alors que je ne suis plus étudiante depuis 2008. Donc j’ai été obligée de venir m’aligner au guichet FAPE. Mon projet c’est la vente d’article à base de pagnes tissés pour les enfants d’un an à sept ans, le style prêt à porter. Je veux un million pour bien asseoir mon projet. C’est ma première fois de postuler et je pense que ça va aboutir mais, présentement il faut lutter pour avoir la fiche. Il y a des garanties aussi à respecter  comme le certificat d’hérédité, la carte grise de moto ou de véhicule. Je crois au programme parce que le Président a assez d’argent pour tout le monde ».

 

Cynthia Yasmine Ouédraogo

« je veux  investir dans l’élevage »

Etudiante en première année de sociologie. Guichet FAIJ. Je suis là pour une demande de financement. J’ai un projet d’élevage de volaille. Je vois que les gens consomment beaucoup la volaille et mon essai avec quatre poussins m’a donné envie de continuer. Malheureusement, on n’a pas de fiches depuis le matin. On attend toujours.

Assétou Maiga

Madeleine Kiénou